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Le sort des peuples Aborigènes d'Australie
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Le 14 octobre dernier, le peuple australien a été invité à voter pour un référendum qui valoriserait les droits des premiers habitants du territoire. Malheureusement, les Aborigènes d'Australie vivent des conditions de vie plus difficiles que les Premières Nations au Canada. L'Australie est le seul pays du monde qui n'a pas fait en sorte que le premier peuple obtienne davantage de pouvoirs politiques.
Les prédictions sur le résultat du référendum se sont révélées
vraies : 60 % contre et 40 % pour. Le parti du « Non » a
gagné comme prévu puisque les Australiens — majoritairement blancs — croyaient que
la victoire du « Oui » diviserait la population australienne et apporterait des
inégalités majeures. En effet, le peuple ancien de 60 000 ans vit dans des
mesures difficiles et insoutenables. Par exemple, l'accès à une bonne
éducation, service de santé et pouvoir politique est très inégalitaire au sein
du pays de 25,69 millions d'habitants. De plus, les Aborigènes ont une espérance
de vie de 8 ans plus courte que les habitants de la nation.
En réponse à la défaite douloureuse du côté des Aborigènes,
ils demandent une semaine de silence et de repos afin de soigner les blessures
(mentales) et de vivre tout leur désespoir concernant leur espoir d'une vie
meilleure. Par conséquent, de la perspective du camp du « Non », ils se sont
réjouis de voir la disparition de la possibilité d'avoir plus de paperasse à
gérer, d'adopter un projet basé sur des piliers « vagues et non précisés » et de
ne pas devoir s'occuper des préoccupations des Aborigènes qui représentent tout
de même plus de 3 % de la population du pays (contrairement au Canada qui
est de 5 %).
En quoi consistaient les propositions des premiers
peuples ?
Les militants aborigènes proposaient d'ailleurs d'avoir
davantage de pouvoirs politiques concernant les décisions prises par le
gouvernement. Ils souhaitaient avoir leur mot à dire sur la manière de gérer
leur territoire, les ressources, l'éducation, les logements et la santé. Par
exemple, au Canada, nous avons un ministère dédié aux Premières Nations et au
soutien que nous leur donnons. De plus, nous avons aussi une journée nationale
célébrant la reconnaissance de ces peuples.
Les Aborigènes voulaient mettre en place un organe politique
consultatif autochtone qui prendrait connaissance de leurs intérêts. Leur but est
vraiment de créer une structure politique dans le Parlement afin de représenter
les autochtones qui ont le droit de vote depuis seulement 1962.
Quels sont les points de vue au Parlement sur le sujet ?
Du côté du parti politique au pouvoir, dirigé par Anthony
Albanese, ils croyaient sérieusement en la victoire du camp « Oui ». Le
gouvernement en poste est déçu de voir la population si divisée sur un enjeu concernant
les droits des anciens peuples. Il a supporté les intérêts des autochtones,
mais il ne peut pas prendre la décision par lui-même sur cette question morale
sans consulter l'opinion du peuple.
Selon l'opposition conservatrice, le peuple avait raison de prendre
cette décision. Elle soulève d'ailleurs le point que ce peuple ancien devrait être
moins bien traité que les blancs. De plus, le parti de droite a été accusé de faire
de la propagande sur les enjeux mis de l'avant lors du référendum. Démystifier
le vrai du faux sur les réseaux sociaux lors de la campagne référendaire fut un
réel défi pour les électeurs.
De plus, des militants pro-aborigènes se mobilisent et manifestent contre les injustices qui règnent dans le pays soi-disant, démocratique. Certains sont même rendus à dénoncer ces « actes génocidaires » et ce racisme qui frappent le pays océanien. Plusieurs trouvent que le référendum était une mauvaise idée, mais que la signature de traités serait plus utile et significative. Les changements, selon eux, se feraient plus rapidement.
En somme, rappelons-nous que les Australiens vivent sur
les terres des anciens peuples et utilisent leurs ressources. Les peuples
autochtones en Australie ont dû se battre énormément — et encore aujourd'hui —
pour améliorer leurs conditions vitales. Les inégalités dérivant de la
colonisation australienne touchent encore — plus de 200 ans plus tard — le
peuple originaire de ces terres. Sachons aussi que même si nos relations et les
moyens mis en place avec les Premières Nations sont meilleurs que celles en
Australie, il reste toutefois un long chemin à faire.
« Nous n'obtiendrons jamais la réconciliation sans la vérité. »
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